Conor McGregor, figure emblématique de l’UFC, a connu un revers judiciaire majeur. La Cour d’appel d’Irlande a rejeté l’intégralité de sa demande visant à annuler une décision civile le déclarant coupable d’agression sexuelle. Ce jugement confirme une condamnation prononcée en novembre 2024, où un jury l’avait tenu pour responsable d’une agression sur Nikita Hand survenue dans un hôtel de Dublin en décembre 2018.
À l’issue de ce procès civil, McGregor avait été condamné à verser environ 250 000 € de dommages et intérêts, ainsi qu’à prendre en charge 1,3 million d’euros de frais de justice.
Une défense fragilisée et des arguments rejetés
L’appel de l’ancien champion de l’UFC s’appuyait sur cinq arguments juridiques, dont une contestation de la terminologie employée dans les instructions données au jury. Il reprochait notamment l’utilisation du mot « agression » au lieu de « agression sexuelle ». D’autres points concernaient l’usage des réponses « sans commentaire » qu’il avait faites lors de son interrogatoire policier.
La Cour d’appel a balayé ces arguments, estimant qu’ils n’étaient pas de nature à remettre en cause l’équité du procès. Elle a souligné que le juge de première instance avait correctement instruit le jury, en particulier sur la notion centrale de consentement.
Un retournement discret mais décisif
Un élément clé de la défense — un témoignage affirmant que la plaignante aurait été blessée lors d’une dispute domestique — a été mystérieusement retiré avant l’audience d’appel. Cette décision a affaibli la crédibilité de la stratégie défensive de McGregor, renforçant la solidité du jugement initial.
Une affaire qui marque un tournant dans la carrière de McGregor
La plaignante, présente à l’audience, a accueilli le verdict avec soulagement. Elle a déclaré vouloir « tourner la page » et a adressé un message fort aux autres victimes, les invitant à ne pas se taire.
Conor McGregor, quant à lui, était absent du tribunal. Il a réagi publiquement via ses réseaux sociaux, exprimant son refus de payer les frais de justice de son co-prévenu James Lawrence, bien que celui-ci ait été blanchi par le jury.
L’image de l’UFC ébranlée par les polémiques
Ce verdict pourrait avoir des répercussions bien au-delà du champ judiciaire. Même si McGregor n’a pas été poursuivi au pénal, cette condamnation civile nuit fortement à son image publique et à sa position au sein de l’UFC. Ses projets de retour dans l’octogone, ses partenariats commerciaux et son influence dans le monde des sports de combat pourraient être compromis.
La Cour envisage désormais de transmettre le dossier au procureur général, ouvrant potentiellement la voie à d’éventuelles poursuites pour faux témoignage. Ce nouveau développement pourrait encore davantage ternir la réputation de l’ancien roi de l’octogone.





