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UFC Fight Night : Strickland vs Hernandez — Houston s’enflamme pour une soirée de MMA explosive

21 février 2026 | Toyota Center, Houston, Texas | Diffusion : Paramount+


Houston accueille l’UFC pour la première fois depuis 2022

Le Toyota Center de Houston, Texas, ouvre à nouveau ses portes à l’Ultimate Fighting Championship pour la dixième fois de son histoire, et pour la première fois depuis l’UFC 271 en février 2022, qui avait vu Israel Adesanya défendre sa ceinture des poids moyens face à Robert Whittaker. Quatre ans après ce grand retour, Houston retrouve l’octogone avec une affiche encore plus chargée en enjeux : le UFC Fight Night 267, officiellement intitulé Strickland vs Hernandez, promet une soirée aussi intense en dehors de l’octogone que dedans. La ville du Texas a une histoire d’amour particulière avec le MMA, et ce samedi soir, ses fans auront le privilège d’assister à ce qui s’annonce comme l’un des combats de contendeurs les plus importants de l’année dans la division des 185 livres.

L’événement comprend pas moins de quatorze combats au total, avec un main card à partir de 20h EST et des prelims dès 17h EST, le tout diffusé intégralement sur Paramount+. Une carte qui ne manque ni de profondeur ni de qualité, et qui reflète parfaitement l’état de santé de l’UFC en ce début d’année 2026.


Sean Strickland : le retour du banni

Il est difficile de parler de cet événement sans s’attarder longuement sur l’un des personnages les plus singuliers du MMA contemporain : Sean « Tarzan » Strickland. Le natif de Riverside, en Californie, revient sur le devant de la scène après une absence de plus d’un an, et son retour n’est pas le fruit du hasard. Il est le résultat d’un enchaînement d’événements aussi rocambolesques que représentatifs du personnage.

Né le 27 février 1991, Strickland a grandi dans un foyer difficile, avec un père violent et un grand-père aux idées extrémistes qui ont profondément marqué son enfance. C’est par les arts martiaux qu’il a trouvé un équilibre, commençant le MMA à seulement 14 ans. Il passe professionnel très jeune, devient champion du KOTC, et signe à l’UFC en 2014. Sa carrière sera longue, cahoteuse, marquée par un grave accident de moto en 2018 qui faillit mettre un terme à tout. Il revient en 2020 dans la division des poids moyens, avec un style bien défini : volume de coups, pression constante, jab assassin, et un cardio de machine.

Son apogée arrive le 10 septembre 2023 à l’UFC 293 en Australie, lorsqu’il renverse Israel Adesanya, grand favori, par décision unanime et devient champion du monde des poids moyens dans l’un des plus grands upsets de la décennie. Il perd sa ceinture dès sa première défense face au Sud-Africain Dricus du Plessis à l’UFC 297 en janvier 2024, dans une décision partagée très contestée — Dana White lui-même estimant que Strickland avait remporté le combat. La revanche, organisée à l’UFC 312 à Sydney en février 2025, tourne moins bien : Strickland est outworked, battu par décision unanime, et repart avec un nez fracturé et une performance jugée trop prudente par son propre camp.

Mais le plus dramatique est encore à venir. En juin 2025, lors d’un événement de la promotion régionale Tuff-N-Uff à Las Vegas, Strickland envahit la cage et frappe un combattant adverse, Luis Hernandez — qui s’avère être un policier en dehors du MMA — après que ce dernier ait nargué l’un de ses coéquipiers vaincu. La Nevada State Athletic Commission le suspend pour six mois. Lui, fidèle à son personnage, réagit avec un flegme déconcertant : « La suspension, c’était top, man. J’avais plein de blessures qui ont pu guérir, » dira-t-il avant l’événement de Houston, ajoutant avec ironie qu’il était encore mieux de l’avoir frappé en apprenant qu’il était flic.

Fort d’un bilan de 29 victoires et 7 défaites, d’une ceinture mondiale à son palmarès, et de victoires sur Israel Adesanya, Paulo Costa, Nassourdine Imavov ou encore Uriah Hall, Strickland revient à Houston avec une motivation décuplée. À une semaine de son 35e anniversaire, Strickland a confié que cette longue pause avait été bénéfique pour son corps, et qu’il avait profité de ce temps pour s’investir davantage auprès de ses coéquipiers au gym Xtreme Couture de Las Vegas. Son coach Eric Nicksick, ses partenaires d’entraînement Dan Ige et Brad Tavares louent tous son investissement et son leadership dans la salle. « Tarzan » arrive à Houston reposé, affûté, et avec une seule idée en tête : s’imposer dans la course au titre.


Anthony Hernandez : la machine silencieuse à huit victoires consécutives

En face de lui se dresse Anthony « Fluffy » Hernandez, et si vous ne connaissez pas encore ce nom, il est grand temps de vous mettre à jour. Né le 18 octobre 1993 à Dunnigan, un minuscule village de Californie au nord-ouest de Sacramento, Hernandez a reçu son surnom dans l’enfance en raison de son surpoids. Loin des projecteurs et des grandes conférences de presse, il s’est bâti, combat après combat, une réputation de machine à finir ses adversaires.

Son parcours a démarré par une trajectoire délicate : il pratique le kick-boxing et le MMA dès l’âge de 15 ans, rejoint l’équipe de lutte du lycée de Woodland avant d’en être exclu pour mauvais résultats scolaires. Il tourne professionnel en 2014 sur le circuit régional, remporte le titre LFA des poids moyens face à Brendan Allen, puis intègre les Dana White’s Contender Series en 2018 — où un test positif à la marijuana transforme sa victoire par KO en no contest et lui vaut une suspension.

Son vrai décollage à l’UFC commence en 2021 lorsqu’il soumet Rodolfo Vieira, quadruple champion du monde de jiu-jitsu brésilien et invaincu à l’UFC, par guillotine en un seul round. La performance est désignée Soumission de l’année 2021 par plusieurs médias spécialisés. Depuis lors, Hernandez n’a plus perdu. Sa série s’étend désormais à huit victoires consécutives, dont six par finish et quatre bonus Performance de la nuit. Cette série inclut une victoire par TKO sur Michel Pereira en octobre 2024 — où il établit deux records UFC des poids moyens avec 29 tentatives de mise au sol et 97 coups portés au sol — et une victoire par étranglement arrière sur Roman Dolidze en août 2025 au 4e round.

Hernandez affiche un bilan de 15 victoires, 2 défaites et 1 no contest, avec 9 victoires par soumission et 3 par KO/TKO. Sa philosophie de combat est aussi brutale que simple : imposer un rythme insoutenable, travailler en permanence, chercher à sentir le moment où l’adversaire craque psychologiquement. « Quand je vois ce petit regard de lâcheté dans leurs yeux, c’est l’heure de manger, » a-t-il confié en amont de l’événement. Il est classé #4 au ranking UFC des poids moyens et, s’il bat Strickland, un combat pour le titre face au champion actuel Khamzat Chimaev semble inévitable. Hernandez lui-même a d’ailleurs déclaré vouloir défier Chimaev, puis… disparaître. Il a annoncé qu’il comptait nettoyer la division, puis quitter définitivement les sports de combat.


L’analyse du combat principal : une guerre d’attrition en cinq rounds

Ce combat est fascinant d’un point de vue styliste car les deux hommes se ressemblent : tous deux aiment venir en avant, dicter le rythme, travailler à haut volume et essentiellement noyer leurs adversaires. Quand deux combattants de ce profil s’affrontent, plusieurs scénarios sont possibles — une vraie guerre d’échanges, ou l’un qui prend le contrôle tôt et impose sa volonté — mais il est peu probable que le combat stagne dans une sorte d’impasse, tant les enjeux sont élevés et la nature des deux hommes incompatible avec la passivité.

La grande question est de savoir si Strickland parviendra à neutraliser le grappling de Hernandez. Hernandez est connu pour son wrestling insatiable et son jeu au sol suffocant, tandis que Strickland, malgré une image de pur boxeur, détient une ceinture noire en jiu-jitsu brésilien et possède un excellent degré de défense aux takedowns. L’ancien champion a d’ailleurs surpris son monde lors de la media day en affirmant vouloir justement emmener le combat au sol : « Je travaille beaucoup plus le grappling que le striking dans mes camps. J’ai l’endurance pour lutter cinq rounds. » Un bluff? Une stratégie réelle? La réponse sera dans l’octogone.

Du côté des cotes, Hernandez est le favori significatif à presque 3 contre 1, mais l’expérience de Strickland dans les combats en cinq rounds et ses victoires sur l’élite mondiale en font un outsider plus que crédible. Dricus du Plessis, qui connaît les deux mieux que quiconque, prédit que le combat ira jusqu’à la décision. L’enjeu est clair : le vainqueur sera probablement le prochain challenger au titre de Khamzat Chimaev.


Le co-main event : Geoff Neal vs Uroš Medić

Le combat qui précède immédiatement le main event met aux prises deux welterweights avec des styles très offensifs. Geoff Neal (16-7), Américain classé #12, est l’un de ces combattants que son palmarès ne reflète pas fidèlement. Il n’a perdu que contre l’élite de la division depuis ses problèmes de santé en 2020, et possède un striking technique et une puissance capables de neutraliser n’importe quel prétendant n’étant pas tout à fait prêt pour les sommets.

En face, le Serbe Uroš Medić, surnommé « The Doctor », a réalisé une montée en puissance impressionnante. Après une défaite rapide par KO face à Punahele Soriano en début d’année 2025, il a répondu par deux victoires consécutives en moins d’une minute chacune — contre Gilbert Urbina et Muslim Salikhov. Medić n’a jamais été aux cartons de juges et n’a vu le troisième round qu’une seule fois de sa carrière, ce qui promet un affrontement explosif qui devrait être réglé avant la limite. Une place dans le top 15 est en jeu.


La carte complète : des combats pour tous les goûts

Dan Ige vs Melquizael Costa (Poids plume — Main Card)

« 50K » Dan Ige (#14) est depuis des années le testeur désigné de l’UFC pour les prétendants qui montent en puissance. Chaque fois que l’organisation a besoin d’un vétéran pour mettre à l’épreuve un jeune ambitieux, Ige répond présent, et son niveau d’effort ne baisse jamais, ce qui en fait l’un des combattants les plus respectés du vestiaire. Face à lui, le Brésilien Melquizael Costa, surnommé « The Dalmatian », a réalisé une année 2025 exceptionnelle avec quatre victoires, dont une spectaculaire par high kick contre le populaire Morgan Charrière. Sa série de cinq victoires consécutives et un bilan de 6-1 à l’UFC en poids plume en font un prétendant sérieux à une place dans le top 15. S’il passe le test Ige, aucun doute ne subsistera sur son niveau.

Serghei Spivac vs Ante Delija (Poids lourds — Main Card)

Un duel de poids lourds entre deux candidats sérieux au top 10 de la division. Le Moldave Serghei Spivac (#7) est un lutteur redoutable avec un grappling de premier ordre. Le Croate Ante Delija (#9), vainqueur du tournoi PFL Heavyweight 2022, est un finisseur capable de conclure un combat d’une seule frappe. Ce combat, initialement prévu pour l’UFC 325, a été repositionné sur la carte de Houston. Un seul round peut suffire dans une catégorie où la puissance est reine.

Zachary Reese vs Michel Pereira (Poids moyens — Main Card)

Michel « Demolidor » Pereira fait son retour dans la même division que celle où Hernandez lui avait imposé sa loi en octobre 2024. Le Brésilien excentrique, connu pour ses acrobaties imprévisibles et ses enchaînements spectaculaires, affronte l’Américain Zach Reese, coéquipier de Strickland chez Xtreme Couture. Pereira a tout à prouver face à un combattant qui monte en puissance. Avec Pereira dans l’octogone, le spectacle est garanti.

Jacobe Smith vs Josiah Harrell (Welterweight — Main Card)

Un duel 100% américain entre deux welterweights cherchant à s’établir au niveau de l’UFC. Jacobe Smith, invaincu chez les professionnels, est une prospect ultra attendue. Josiah Harrell, qui a accordé plusieurs interviews touchantes cette semaine sur son parcours personnel, représente le cœur d’une division welterweight toujours aussi compétitive.


Les prelims : une carte qui aurait pu être un main event à elle seule

Les combats préliminaires (à partir de 17h EST) offrent eux aussi de nombreux matchups de grande qualité. Le plus attendu par les fans européens est sans aucun doute le duel en Women’s Bantamweight entre la Française Nora Cornolle (#12) et la Panaméenne Joselyne Edwards (#14). Cornolle, l’une des meilleures représentantes françaises de l’histoire de l’UFC, a construit une réputation de guerrière qui ne recule jamais. Une victoire ce soir la projette dans la course pour le titre.

En flyweight, Ode’ Osbourne (Jamaïque) retrouve l’octogone face au Kazakhstanais Alibi Idiris, dans un combat entre deux finisseurs qui n’ont pas froid aux yeux. Alden Coria et Luis Gurule s’affrontent dans la même division, dans un duel entre deux prospects américains aux ambitions claires. En welterweight, Ramiz Brahimaj tente de rebondir face à Punahele Soriano — ironie du sort, c’est précisément Soriano qui avait battu Medić en début d’année, remodelant ainsi toute la hiérarchie de la division. Phil Rowe complète la carte welterweight en affrontant l’Américain Jean-Paul Lebosnoyani.

En poids plume, Jordan Leavitt croise les gants avec le Cubain Yadier del Valle, un combat entre un vétéran expérimenté et un combattant qui tente de s’imposer à l’UFC. Et en Women’s Flyweight, Juliana Miller — vainqueur de The Ultimate Fighter: Team Peña vs. Team Nunes — retrouve enfin l’octogone pour affronter Carli Judice, un combat initialement prévu en février 2025 mais annulé sur blessure de Miller. Les deux femmes ont attendu un an pour ce moment.


Comment regarder l’UFC Fight Night en streaming ?

Pour les fans américains, l’intégralité de la soirée — prelims et main card — est accessible sur Paramount+, dans le cadre du partenariat signé entre l’UFC et le groupe Paramount qui a redéfini la diffusion des Fight Night depuis 2024. La plateforme, disponible en abonnement mensuel ou annuel, permet de suivre l’événement en direct depuis n’importe quel appareil connecté — téléphone, tablette, smart TV ou ordinateur.

Pour les fans en dehors des États-Unis, les options diffèrent selon les pays. En France, l’UFC est diffusé sur RMC Sport, accessible par abonnement sur le site de la chaîne ou via les offres des opérateurs internet. La chaîne propose généralement le main card en direct, et les replays sont disponibles rapidement après l’événement.

À l’international, la solution universelle reste l’UFC Fight Pass, la plateforme de streaming officielle de l’organisation. Disponible pour environ 11,99$ par mois, elle offre un accès aux early prelims en exclusivité — généralement non diffusés ailleurs — ainsi qu’un catalogue exhaustif de dizaines de milliers de combats archivés, d’émissions de préparation, de documentaires et de contenu exclusif. Fight Pass est compatible avec la plupart des appareils et navigateurs, et représente la meilleure option pour les abonnés MMA qui souhaitent ne rien manquer, week-end après week-end.

L’application mobile officielle de l’UFC, disponible sur iOS et Android, permet également de suivre les événements en direct, d’accéder aux statistiques en temps réel, aux classements et aux résultats combat par combat. Gratuite au téléchargement, elle devient encore plus complète avec un abonnement Fight Pass.

Enfin, il est également possible pour certains fans de trouver des bars sportifs diffusant l’événement dans leur région grâce à l’outil « Find a Bar » disponible directement sur le site ufc.com, une option conviviale pour vivre la soirée en groupe.


Le contexte divisionnaire : qui sera le prochain challenger de Khamzat Chimaev ?

Ce combat ne peut pas se comprendre sans rappeler que la division des poids moyens traverse une période de transition majeure. Khamzat Chimaev s’est emparé du titre en dominant Dricus du Plessis à l’UFC 319 en août 2025, et le champion semble vouloir limiter ses défenses de titre avant de partir à la chasse au double championnat. Cette fenêtre étroite rend le combat Strickland vs Hernandez crucial : le vainqueur est très probablement le prochain challenger. Strickland, de son côté, n’hésite pas à clamer qu’il est le seul capable de battre Chimaev. Ce dernier a répondu en affirmant que Strickland était simplement amer d’avoir été battu à l’entraînement. La rivalité verbale est déjà lancée, et un Strickland victorieux à Houston pourrait transformer cet échange de piques en affiche PPV majeure.

Pour Hernandez, l’enjeu est identique : une victoire lui ouvrirait les portes d’un combat pour le titre qu’il attend depuis des années de travail acharné dans l’ombre. Un combat qu’il veut remporter, puis disparaître. Un destin aussi imprévisible que son style de combat.


À ne pas manquer

UFC Fight Night 267 : Strickland vs Hernandez est l’un des événements Fight Night les plus riches de ce début d’année 2026. Un main event au sommet du classement des poids moyens avec des implications directes sur le titre, un co-main event de welterweights potentiellement explosif, des duels en heavyweight et en poids plume parmi les plus intéressants du moment, sans oublier la présence de la Française Nora Cornolle et le spectacle toujours garanti de Michel Pereira. Houston, Texas, le Toyota Center, le 21 février 2026 : une soirée qui restera dans les mémoires.

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