Lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, Imane Khelif a marqué les esprits. Puissante, précise, sûre d’elle, elle a enchaîné les victoires jusqu’à décrocher la médaille d’or en -66 kg. Sa finale, intense et disputée, restera sans doute comme l’un des grands moments de la boxe féminine aux JO. Pour beaucoup, elle a été l’une des révélations de ces Jeux, une athlète capable d’élever son sport au rang de spectacle.
Mais depuis, sa carrière est mise sur pause. En juin dernier, World Boxing lui a imposé un test de féminité qu’elle a refusé de passer. Résultat : elle a été exclue de toutes les compétitions internationales, y compris le tournoi d’Eindhoven. Une décision qui fait débat et qui a poussé la boxeuse à saisir le Tribunal arbitral du sport. Elle demande l’annulation de ce règlement qui, selon elle, n’a rien à voir avec la performance sportive.
Le retour des tests de féminité
Ces tests, longtemps abandonnés, reviennent dans le débat sportif. Officiellement, il s’agit de vérifier la présence d’un gène sur le chromosome Y. Mais beaucoup de scientifiques soulignent que le sexe biologique ne se réduit pas à une simple case : hormones, génétique, intersexuation… tout cela complique la réalité. D’où la polémique.
Une boxeuse au-delà du ring
Pour Khelif, ce combat n’est plus seulement personnel. En refusant ces tests, elle défend aussi toutes les athlètes qui pourraient se retrouver dans la même situation. Après avoir brillé à Paris, elle se bat désormais pour son avenir mais aussi pour celui de la boxe féminine. On ne sait pas encore si le TAS lui donnera raison, mais une chose est sûre : son nom restera associé à la fois à des combats mémorables aux JO et à une bataille symbolique qui dépasse largement le sport.





