Serghei Spivac, surnommé « Polar Bear » (l’Ours Polaire), est l’un des combattants les plus intrigants et les plus sous-estimés de toute la division des poids lourds UFC. Grappler de haut niveau, champion d’Europe et du monde amateur, ce Moldave au physique imposant a su se tailler une place parmi les dix meilleurs poids lourds de la planète à force de finitions spectaculaires et de victoires sur des adversaires de premier plan. Retour exhaustif sur l’homme, le combattant et le parcours unique de Serghei Spivac.
Qui est Serghei Spivac ? Un ours de Chișinău, capitale de Moldavie
Les origines : une enfance en Moldavie post-soviétique
Serghei Spivac est né le 24 janvier 1995 à Chișinău, la capitale de la République de Moldavie. Il a grandi dans un contexte socio-économique particulièrement difficile : la Moldavie des années 1990 et 2000 était l’un des pays les plus pauvres d’Europe, avec un effondrement industriel massif, une hyperinflation dévastatrice et une émigration massive de sa population. C’est dans cet environnement difficile que le jeune Serghei a forgé son caractère et sa résilience hors du commun.
Ses parents sont d’origines russes et ukrainiennes, ce qui est caractéristique de la région frontalière moldave. Cette identité multiculturelle se reflète dans sa personnalité ouverte et dans son rapport au sport. Comme beaucoup de Moldaves, Serghei Spivac est un passionné de vin, boisson profondément ancrée dans la culture de son pays natal.
Le surnom « Polar Bear » : la force tranquille à l’état brut
Le surnom de « Polar Bear » — l’Ours Polaire — n’a pas été choisi au hasard. Il incarne parfaitement la personnalité et le style de combat de Serghei Spivac : une puissance brute, une force tranquille, une présence massive et menaçante, une capacité à étouffer ses adversaires dans une étreinte dont il est presque impossible de se libérer. Sur le tapis, c’est un chainwrestler particulièrement difficile à stopper : une fois son entrée sécurisée, il avance position après position jusqu’au KO ou à la soumission.
La formation : 7 ans, le début d’une odyssée martiale
Serghei Spivac a commencé à s’entraîner dans les sports de combat à l’âge de 7 ans. Comme il l’a lui-même déclaré : « Je me suis entraîné toute ma vie sans interruption pour toujours être prêt. » Cette dévotion totale au sport l’a conduit à accumuler des bases dans un large panel de disciplines martiales : sambo, judo, lutte, jiu-jitsu brésilien — autant d’influences qui font de lui un combattant complet et redoutable au sol.
Quand on lui demande quelles disciplines lui ont le plus convenu avant le MMA, Serghei Spivac met en avant le judo et le sambo, deux arts au cœur de son jeu : clinch, projections, takedowns et contrôle une fois le combat au sol. C’est précisément ce mélange judo-sambo qui distingue sa lutte de la plupart de ses adversaires dans la division, plus typiquement formés en lutte freestyle américaine.
Sur le plan académique, Serghei Spivac a suivi des études dans un institut sportif et a obtenu un diplôme de coach en psychologie. Une formation intellectuelle qui témoigne d’une approche réfléchie et analytique du sport de combat, bien loin du cliché du simple cogneur sans tête.
La vie personnelle
Serghei Spivac est marié et père d’une fille, née en 2020. La naissance de sa fille a coïncidé avec l’une des périodes les plus actives de sa carrière à l’UFC, ce qui lui a permis de vivre ces deux aventures simultanément — l’une dans l’Octogone, l’autre à la maison.
Fiche technique complète de Serghei Spivac
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Nom complet | Serghei Spivac |
| Autre orthographe | Sergey Spivak / Сергій Співак |
| Surnom | Polar Bear (l’Ours Polaire) |
| Nationalité | Moldave 🇲🇩 |
| Lieu de naissance | Chișinău, Moldavie |
| Date de naissance | 24 janvier 1995 |
| Âge | 31 ans |
| Taille | 1,91 m (6’3″) |
| Allonge bras | 198 cm (78″) |
| Allonge jambe | 112 cm (44″) |
| Catégorie | Poids lourds (265 lbs / 120,2 kg) |
| Style de combat | Finisher / Grappler universel |
| Base technique | Jiu-jitsu brésilien, Sambo, Judo, Lutte |
| Camp d’entraînement | Chisinau Combat Sports Academy |
| Bilan MMA total | 18 victoires – 6 défaites |
| Bilan UFC | 9 victoires – 6 défaites |
| Taux de finition UFC | 67% |
| Classement UFC actuel | Top 6 poids lourds |
Le style de combat de Serghei Spivac : l’ours polaire à l’œuvre
Un grappling multi-disciplines redoutable
Serghei Spivac est avant tout un finisher universel. Ce qui le distingue de nombreux grapplers UFC, c’est la richesse de ses influences martiales. Là où la plupart des poids lourds américains viennent de la lutte universitaire, « Polar Bear » est formé au sambo, au judo et au jiu-jitsu brésilien — une combinaison qui donne à ses takedowns une variété et une fluidité rares dans la division.
Ses dimensions imposantes lui permettent de verrouiller rapidement le haut du corps en clinch. Sa grande allonge lui donne également un jab suffisant pour couvrir son entrée en lutte. Une fois au sol, les adversaires de Serghei Spivac font face à une pression constante : contrôle positionnel, ground and pound massif et menace de soumission permanente depuis toutes les positions.
Les soumissions : une signature de carrière
Serghei Spivac est l’un des rares poids lourds de l’UFC à disposer d’un arsenal de soumissions aussi varié. Parmi ses finitions en carrière, on trouve des rear-naked chokes, des arm-triangle chokes, des armbars, des kimuras — preuve d’une maîtrise au sol qui va bien au-delà de la simple pression physique. Il figure d’ailleurs parmi les leaders du classement des soumissions chez les poids lourds UFC, ce qui dans une division aussi marquée par les KO est une statistique remarquable.
Le striking debout : une arme en progression constante
« Polar Bear » affiche un volume de frappe correct en striking et une grande endurance pour la catégorie. Sa boxe n’est pas son point le plus fort, mais sa capacité à utiliser ses frappes comme outil pour créer des opportunités de takedown est réelle et de plus en plus élaborée au fil de sa carrière. Ses finitions par TKO — notamment face à Greg Hardy et Augusto Sakai — témoignent d’un ground and pound dévastateur une fois la position dominante obtenue.
Les axes d’amélioration
La principale zone de progression de Serghei Spivac reste sa défense en striking debout, classée « Vulnérable » dans son profil de combattant. Ses défaites par TKO — face à Tom Aspinall (2021), Ciryl Gane (2023) et Jailton Almeida (2025) — ont souvent été provoquées par sa difficulté à encaisser les combinaisons d’adversaires capables de frapper en chaîne avec précision. Quand son entrée en lutte est neutralisée par un bon striker mobile, « Polar Bear » peut manquer de solutions debout.
La carrière régionale (2014-2019) : du champion WWFC à la grande scène
Les premiers pas professionnels en Europe de l’Est
La carrière professionnelle de Serghei Spivac a débuté en 2014, à l’âge de 19 ans. Son tout premier combat professionnel l’oppose à Andrey Serebrianikov, qu’il bat par TKO, mettant immédiatement en évidence son potentiel brut.
Il enchaîne ensuite les combats dans les circuits régionaux d’Europe de l’Est : Real Fight Promotion en Ukraine, N1 Pro Nomad MMA, Eagles Fighting Championships, et surtout les World Warriors Fighting Championships (WWFC), la ligue ukrainienne qui va lui servir de tremplin vers l’UFC.
Parmi ses performances les plus marquantes de cette période, on peut citer une victoire par kimura contre Evgeniy Bova, une victoire par armbar contre Yuri Gorbenko, et une victoire spectaculaire par coup de pied à la tête contre Artem Cherkov. Autant de finitions variées qui annoncent déjà la palette technique qu’il va déployer à l’UFC.
Le titre WWFC Heavyweight : la confirmation
En 2017, Serghei Spivac remporte le titre WWFC Heavyweight, un moment marquant de sa carrière régionale qu’il confirme en défendant sa ceinture en 2018 par TKO au sol. Ce championnat ukrainien est l’un des plus relevés d’Europe de l’Est pour la catégorie des poids lourds, et cette victoire met définitivement « Polar Bear » sur le radar des recruteurs UFC.
Le palmarès amateur : champion d’Europe et du monde
Avant même de passer professionnel, Serghei Spivac a construit un impressionnant palmarès en compétition amateur. Il a décroché des médailles et des titres de champion national, champion d’Europe et champion du monde en arts martiaux mixtes amateurs — un niveau d’accomplissement rare qui témoigne de la qualité de sa formation à Chișinău et de ses prédispositions naturelles pour le sport de combat.
Le parcours UFC de Serghei Spivac : des défaites formatrices aux victoires retentissantes
2019 : les débuts en dents de scie
Le 4 mai 2019, Serghei Spivac fait ses débuts à l’UFC face à l’Américain Walt Harris. Le Moldave apprend sa leçon à la dure : TKO en 50 secondes du premier round. Une entrée fracassante dans le mauvais sens du terme, mais qui ne l’abat pas.
Son rebond arrive dès le 5 octobre 2019, à l’UFC 243 à Melbourne (Australie), pour l’une des plus grandes soirées de l’histoire de l’UFC — le même événement où Israel Adesanya s’empare du titre des poids moyens face à Robert Whittaker. Face au lourd australien et chouchout du public Tai Tuivasa, Serghei Spivac produit une performance de grappling majuscule et le soumet par arm-triangle choke au 2ème round. Une victoire qui le repositionne immédiatement comme une vraie menace dans la division.
2020 : la construction d’une base solide
En 2020, Serghei Spivac dispute deux combats. En février, il s’incline aux points face au vétéran polonais Marcin Tybura — une défaite sur laquelle il reviendra avec éclat quatre ans plus tard. En juillet, il bat l’Américain Carlos Felipe par décision partagée dans un combat disputé mais maîtrisé.
2021 : la montée en puissance et le coup d’arrêt Aspinall
Le 20 février 2021, il stoppe Jared Vanderaa par TKO au 2ème round, puis en juin bat aux points le redoutable Aleksei Oleinik par décision unanime. Deux résultats qui le propulsent vers la zone du top 10.
Mais le 4 septembre 2021 arrive la rencontre avec Tom Aspinall — à l’époque encore un prospect, aujourd’hui champion du monde. L’Anglais le stoppe en 2 minutes 30 du 1er round dans une performance impressionnante. C’est une leçon sévère sur ce qu’un lourd d’élite mobile et explosif peut faire face à son grappling, mais Serghei Spivac va transformer cette défaite en carburant.
2022 : la grande série — trois finitions consécutives
L’année 2022 est sans conteste la meilleure année de carrière de Serghei Spivac. Il produit trois performances de haut niveau consécutives, toutes conclues avant la limite :
Le 5 mars 2022 à l’UFC 272, il stoppe Greg Hardy par TKO en 2 minutes 16 du 1er round, ne laissant aucune chance à l’Américain pourtant réputé pour sa puissance et sa taille.
Le 6 août 2022, il vient à bout d’Augusto Sakai par TKO au 2ème round, ajoutant une nouvelle finition convaincante à son palmarès.
Enfin, le 4 février 2023, il accomplit l’un des résultats les plus marquants de sa carrière en soumettant Derrick Lewis par arm-triangle choke en 3 minutes 05 du 1er round. Battre « The Black Beast » — détenteur du record absolu de KO à l’UFC — par soumission en moins d’un round est un résultat qui force le respect absolu. Cette performance lui vaut son premier bonus Performance de la soirée.
2023 : le main event de l’UFC Paris et la défaite face à Gane
Fort de cette dynamique, l’UFC offre à Serghei Spivac le main event de l’UFC Paris le 2 septembre 2023 à l’Accor Arena, face à l’ancien champion intérimaire Ciryl Gane. C’est la plus grande scène de sa carrière. Au moment de l’annonce, nombreux sont ceux qui le présentent comme un mauvais matchup pour le Français en raison de son grappling destructeur.
Le combat ne se passe pas comme prévu pour « Polar Bear ». Ciryl Gane le stoppe par TKO à 3 minutes 44 du 2ème round, gérant la distance et les échanges avec une précision technique supérieure. La victoire est convaincante pour le Français. Serghei Spivac évoque publiquement des actions litigieuses de son adversaire durant le combat, montrant à quel point cette défaite lui reste en travers de la gorge.
2024 : la revanche éclatante sur Tybura
Après la défaite parisienne, Serghei Spivac se retrouve à un carrefour. Sa réponse est immédiate et sans ambiguïté. Le 10 août 2024, il affronte Marcin Tybura en revanche — le Polonais qui l’avait battu aux points en 2020. Cette fois, le résultat est sans appel : soumission par armbar dès le 1er round en 1 minute 44 secondes. Cette performance lui vaut son deuxième bonus Performance de la soirée et prouve de manière éclatante qu’il a progressé depuis leur première rencontre.
2025 : une année difficile à digérer
Le 18 janvier 2025 à l’UFC 311 à Los Angeles, Serghei Spivac s’incline face à Jailton Almeida par TKO au 1er round (4:53). Le Brésilien le domine au grappling avant de le finir sur frappes au sol.
En juin 2025 à l’UFC 316 à Newark, il perd aux points face à Waldo Cortes-Acosta par décision unanime dans une prestation en dessous de ses standards habituels. Deux défaites consécutives qui remettent en question sa trajectoire.
2026 : le rebond nécessaire
Après ces deux défaites, Serghei Spivac répond présent le 21 février 2026 à l’UFC Fight Night 267, en battant le Croate Ante Delija par décision unanime dans une confrontation intense et sanglante. Ce retour à la victoire est essentiel pour maintenir sa position dans le top de la division.
Palmarès UFC complet de Serghei Spivac
| Date | Adversaire | Résultat | Méthode | Round |
|---|---|---|---|---|
| 21/02/2026 | Ante Delija | Victoire | DEC unanime | 3 (5:00) |
| 07/06/2025 | Waldo Cortes-Acosta | Défaite | DEC unanime | 3 (5:00) |
| 18/01/2025 | Jailton Almeida | Défaite | TKO (frappes) | 1 (4:53) |
| 10/08/2024 | Marcin Tybura | Victoire | SUB (armbar) | 1 (1:44) |
| 02/09/2023 | Ciryl Gane | Défaite | TKO (frappes) | 2 (3:44) |
| 04/02/2023 | Derrick Lewis | Victoire | SUB (arm-triangle) | 1 (3:05) |
| 06/08/2022 | Augusto Sakai | Victoire | TKO (frappes) | 2 (3:42) |
| 05/03/2022 | Greg Hardy | Victoire | TKO (frappes) | 1 (2:16) |
| 04/09/2021 | Tom Aspinall | Défaite | TKO (frappes) | 1 (2:30) |
| 19/06/2021 | Aleksei Oleinik | Victoire | DEC unanime | 3 (5:00) |
| 20/02/2021 | Jared Vanderaa | Victoire | TKO (frappes) | 2 (4:32) |
| 18/07/2020 | Carlos Felipe | Victoire | DEC partagée | 3 (5:00) |
| 29/02/2020 | Marcin Tybura | Défaite | DEC unanime | 3 (5:00) |
| 05/10/2019 | Tai Tuivasa | Victoire | SUB (arm-triangle) | 2 (3:14) |
| 04/05/2019 | Walt Harris | Défaite | TKO (frappes) | 1 (0:50) |
Statistiques et records remarquables
| Statistique | Valeur |
|---|---|
| Bilan MMA total | 18 victoires – 6 défaites |
| Bilan UFC | 9 victoires – 6 défaites |
| Victoires par soumission à l’UFC | 3 (Tuivasa, Lewis, Tybura) |
| Victoires par KO/TKO à l’UFC | 3 (Hardy, Sakai, Vanderaa) |
| Taux de finition UFC | 67% |
| Bonuses Performance de la soirée | 2 (Lewis 2023, Tybura 2024) |
| Plus grande victoire en carrière | Derrick Lewis (arm-triangle, R1) |
| Titre régional majeur | Champion WWFC Heavyweight (2017) |
| Classement UFC actuel | Top 6 poids lourds (mars 2026) |
Analyse combat par combat des moments clés
vs Tai Tuivasa (UFC 243, 2019) — La révélation
Le combat contre Tai Tuivasa reste fondateur dans la carrière de Serghei Spivac. Arrivé sans réputation après une défaite dès ses débuts UFC, il affronte un Australien favori du public lors d’une des plus grandes cartes de l’histoire de la promotion. Sa soumission via arm-triangle choke envoie un message clair à toute la division : « Polar Bear » est une vraie menace au grappling, même face à des adversaires explosifs et physiquement forts.
vs Derrick Lewis (2023) — Le chef-d’œuvre
La soumission de Derrick Lewis reste le moment le plus emblématique de la carrière de Serghei Spivac. Battre le recordman des KO de l’UFC par arm-triangle choke en moins d’un round, c’est un résultat qui place « Polar Bear » dans une catégorie à part parmi les grapplers du circuit. Lewis, l’un des hommes les plus difficiles à amener et à garder au sol dans l’histoire de la division, a été neutralisé avec une déconcertante facilité. Le bonus Performance de la soirée est pleinement mérité.
vs Tom Aspinall (2021) — La leçon qui construit
La défaite face à Tom Aspinall a été dure à encaisser — un TKO en 2 minutes 30 — mais elle a été formatrice. Aspinall, aujourd’hui champion du monde, est l’un des poids lourds les plus complets de l’histoire de la division. Cette défaite a pointé précisément les limites de Serghei Spivac en striking défensif et lui a donné un cap de travail concret pour les années suivantes.
vs Ciryl Gane — UFC Paris 2023 — La déception parisienne
Le combat contre Ciryl Gane était l’occasion idéale pour Serghei Spivac de franchir un palier décisif. Mais « Polar Bear » n’a pas réussi à imposer son grappling face à la mobilité et à la technique de frappe du Français. La défaite par TKO au 2ème round reste un résultat difficile à accepter pour lui, notamment en raison des polémiques qu’il a soulevées après le combat, faisant de ce duel un épisode à la dimension émotionnelle particulièrement forte dans sa carrière.
vs Marcin Tybura (revanche 2024) — La réponse parfaite
Quatre ans après une défaite aux points face au même adversaire, Serghei Spivac revient et le soumet par armbar en 1 minute 44 secondes. C’est le signe le plus concret de sa progression : là où en 2020 il peinait sur la distance d’un combat de trois rounds, en 2024 il dispose des outils pour finir rapidement les adversaires qui lui résistaient autrefois. La maturité martiale d’un combattant qui apprend de chaque défaite.
Serghei Spivac, premier Moldave à ce niveau : un symbole national
Il faut souligner l’aspect historique de la carrière de Serghei Spivac. Il est l’un des très rares poids lourds UFC à avoir atteint ce niveau en représentant la Moldavie, un pays de 2,5 millions d’habitants sans grande tradition de MMA international. Dans ce contexte, « Polar Bear » est un véritable ambassadeur du sport et un modèle pour toute une génération de jeunes Moldaves qui voient en lui la preuve qu’on peut venir de n’importe où pour atteindre le sommet mondial.
Il s’entraîne à la Chisinau Combat Sports Academy et continue de porter fièrement les couleurs de la Moldavie sur la plus grande scène mondiale des arts martiaux mixtes. Sa présence dans le top 10 UFC pendant plusieurs années consécutives est une performance remarquable au regard du contexte de son pays natal.
Quel avenir pour Serghei Spivac ?
À 31 ans et avec un bilan global de 18 victoires et 6 défaites, Serghei Spivac se trouve à un moment charnière de sa carrière. Sa victoire sur Ante Delija en février 2026 lui a permis de sortir d’une spirale négative après deux défaites consécutives et de confirmer qu’il reste un concurrent sérieux dans la division.
Les questions qui se posent pour la suite sont claires : peut-il améliorer suffisamment sa défense aux frappes pour franchir le dernier palier qui le sépare des tout meilleurs ? Son grappling est déjà de niveau élite — c’est prouvé contre des adversaires comme Lewis et Tuivasa. Mais face à des strikers de premier plan, sa défense debout a montré des limites répétées.
Serghei Spivac reste néanmoins une menace absolue au grappling pour n’importe quel poids lourd de la planète. Avec un taux de finition de 67% à l’UFC et la capacité de finir des combats à tout moment depuis n’importe quelle position, « Polar Bear » n’est jamais à compter. La division des poids lourds UFC a de beaux jours devant elle avec lui dans le tableau.
Conclusion : Serghei Spivac, l’ours polaire qui n’a pas fini de rugir
Serghei Spivac « Polar Bear » restera dans l’histoire de la division des poids lourds UFC comme l’un des grapplers les plus polyvalents et les plus spectaculaires de son époque. Sa trajectoire de vie — de la capitale moldave de Chișinău aux main events de l’UFC — est une leçon de détermination pure. Ses victoires sur des combattants aussi différents que Tai Tuivasa, Derrick Lewis et Marcin Tybura témoignent d’une capacité d’adaptation et d’une palette technique qui forcent l’admiration.
À 31 ans, avec encore de belles années devant lui, « Polar Bear » a encore largement le temps d’écrire les plus belles pages de son histoire. Le MMA n’a probablement pas fini d’entendre parler de Serghei Spivac.
Article rédigé par la rédaction de lemeilleurdufight.fr — votre référence MMA francophone.






