Direction Los Angeles pour l’UFC 331, prévu le samedi 19 septembre 2026 à la Crypto.com Arena. Au programme : une revanche extrêmement attendue pour le titre des poids mouches, entre le champion Joshua Van et l’ancien détenteur de la ceinture Alexandre Pantoja, ainsi qu’un choc chez les poids légers entre deux noms majeurs de la division.
Infos pratiques : où et quand regarder l’UFC 331
- Date : samedi 19 septembre 2026
- Lieu : Crypto.com Arena, Los Angeles, Californie
- Diffusion en France : RMC Sport
| Segment | Heure française |
|---|---|
| Carte préliminaire 1 | 23h00 |
| Carte préliminaire 2 | 01h00 |
| Carte principale | 03h00 (dimanche) |
Joshua Van : du camp de réfugiés au sommet du MMA mondial
L’histoire de Joshua Van Bawi Thawng est de celles qui dépassent largement le cadre sportif. Né le 10 octobre 2001 à Hakha, capitale isolée et perchée à plus de 1 800 mètres d’altitude de l’État Chin, au Myanmar, il appartient à l’ethnie Chin, une minorité systématiquement persécutée sous le régime de la junte militaire birmane, victime de discriminations, de travaux forcés et de répression religieuse. Face à cette réalité, sa famille choisit l’exil alors qu’il n’a que 10 ans, fuyant vers la Malaisie, où le jeune Joshua passe deux années dans un camp de réfugiés, avant que la famille ne parvienne finalement à rejoindre les États-Unis, s’installant à Houston, au Texas, alors qu’il n’a que 12 ans.
Le parcours de Van reste marqué par une autre épreuve : le décès de son père en 2017, qui le pousse à prendre ses responsabilités très tôt au sein de sa fratrie de cinq enfants. C’est dans ce contexte qu’il découvre les arts martiaux mixtes, d’abord comme simple exutoire de rue avant de véritablement s’y consacrer à partir de 19 ans, s’entraînant au sein du 4oz Fight Club de Houston, sous la houlette de son coach Daniel Pineda. Un an après ses débuts professionnels en 2021 au sein de la Fury Fighting Championship, il en devient déjà le champion des poids mouches.
Devenu le tout premier combattant originaire du Myanmar à signer un contrat avec l’UFC, Van a rapidement gravi les échelons de la division, porté par un style de pression constante et un volume de frappe hors norme pour la catégorie — il détient d’ailleurs la meilleure moyenne de coups portés par minute de toute l’histoire de l’organisation. Son sacre à l’UFC 323 en décembre 2025 a fait de lui, à 24 ans seulement, le deuxième champion né dans les années 2000 de l’histoire de l’UFC. Une ascension qui a profondément touché la diaspora birmane à travers le monde, Van portant fièrement les couleurs et l’histoire de son peuple à chacune de ses apparitions.
Alexandre Pantoja : le combattant qui a tout connu avant de régner
Face à ce jeune prodige, un adversaire à la trajectoire radicalement différente, mais tout aussi marquée par la résilience. Alexandre Pantoja Passidomo, né le 16 avril 1990 à Rio de Janeiro, grandit dans un foyer modeste, élevé principalement par sa mère après la séparation de ses parents, benjamin d’une fratrie de trois garçons. C’est à 11 ans, sous l’influence de son beau-père, qu’il découvre le jiu-jitsu brésilien à la célèbre académie du maître Osvaldo Alves, à Copacabana — où il doit alors rouler avec des adultes, faute d’élèves de son âge. La famille déménage ensuite à Arraial do Cabo, où des tensions avec son beau-père, liées à l’alcool, le poussent à rejoindre son père biologique à Bahia.
Passé professionnel dès 2007, à seulement 17 ans, pour subvenir à ses besoins, Pantoja enchaîne alors les petits métiers en parallèle de sa carrière naissante : maçon, serveur, ou encore batelier. Un parcours long et semé d’embûches sur le circuit régional brésilien puis américain, marqué par sa participation à The Ultimate Fighter: Tournament of Champions en 2016, où il est éliminé en demi-finale, mais qui lui ouvre malgré tout les portes de l’UFC l’année suivante.
Les débuts en UFC de Pantoja sont loin d’être fulgurants : il perd trois de ses neuf premiers combats sous cette bannière, refuse même à un certain moment une opportunité de titre en raison d’un genou en mauvais état, et continue de travailler comme livreur sous la pluie de Floride alors qu’il évolue déjà dans le top 5 mondial de sa catégorie. Rejoignant l’American Top Team de Coconut Creek en 2018 pour franchir un nouveau palier, il finit par décrocher le titre des poids mouches face à Brandon Moreno en 2023, à 33 ans, avant d’enchaîner plusieurs défenses solides — jusqu’à cette fameuse nuit de décembre 2025, où une fracture accidentelle du bras, provoquée par Joshua Van, met un terme précoce à son règne après seulement 26 secondes de combat.
Le combat principal : la revanche Van vs Pantoja
C’est l’affiche qui donne tout son sel à cette soirée : Joshua Van (17-2), 24 ans, défend pour la deuxième fois son titre des poids mouches face au Brésilien Alexandre Pantoja (30-6), 36 ans, qu’il avait battu de la manière la plus expéditive possible lors de leur premier affrontement, à l’UFC 323 en décembre dernier. Cette nuit-là, Van avait brisé le bras de son adversaire dès les premières secondes du combat, provoquant un arrêt à l’arbitrage en seulement 26 secondes — une victoire aussi rapide que controversée, tant elle n’a laissé aucune place à un véritable affrontement.
Sans surprise, Pantoja n’a jamais caché son envie de laver cet affront et de prouver que ce résultat ne reflétait en rien le niveau réel des deux hommes. De son côté, Van assure vouloir cette fois clore le débat de manière définitive, allant jusqu’à promettre publiquement une finition avant la limite des trois rounds réglementaires.
Comparatif statistique
| Statistique | Joshua Van | Alexandre Pantoja |
|---|---|---|
| Record | 17-2-0 | 30-6-0 |
| Âge | 24 ans | 36 ans |
| Taille / Allonge | 1,65 m / 65″ | 1,65 m / 67-68″ |
| Frappes significatives/min | 8,43 | 4,38 |
| Précision en frappes | 57 % | 50 % |
| Défense de frappe | 58 % | 49 % |
| Takedowns/15 min | 0,82 | 2,79 |
| Défense de takedown | 75 % | 69 % |
| Soumissions/15 min | 0,2 | 1,0 |
| Taux de finition carrière | ~50 % | ~27 % |
| Victoires par KO / soumission | 9 / 2 | 8 / 12 |
Notre pronostic
Les chiffres dessinent un contraste net entre les deux hommes : Joshua Van possède un volume de frappe presque deux fois supérieur à celui de Pantoja (8,43 contre 4,38 frappes significatives par minute), avec une précision et une défense également en sa faveur. Alexandre Pantoja, de son côté, conserve un net avantage dans le jeu au sol, avec une moyenne de takedowns bien supérieure et surtout un taux de soumission redoutable (1,0 par 15 minutes, avec 12 victoires par cette méthode en carrière) — le Brésilien reste d’ailleurs le combattant ayant obtenu le plus de finitions et de soumissions de l’histoire de la division chez les poids mouches UFC.
Le facteur clé de cette revanche sera la capacité de Pantoja à ramener le combat au sol sans se faire piéger dans les échanges debout, où Van possède un avantage statistique conséquent. À l’inverse, si le Birman parvient à maintenir la distance et à imposer son volume de frappe supérieur, la logique voudrait qu’il conserve son titre.
Nous donnons un léger avantage à Joshua Van pour conserver sa ceinture, probablement par décision ou par TKO dans les rounds intermédiaires, sa jeunesse et son volume de frappe supérieur devant lui permettre d’user la résistance de Pantoja sur la durée. Le scénario d’une revanche de Pantoja par soumission reste néanmoins tout à fait crédible, compte tenu de son expérience et de sa science du grappling, parmi les meilleures de l’histoire de la catégorie.
Le co-main event : Tsarukyan face à Ruffy
En complément de la tête d’affiche, un choc majeur chez les poids légers : Arman Tsarukyan, de retour après une longue absence, affronte le Brésilien Mauricio Ruffy, sur une dynamique impressionnante après deux KO consécutifs face à Rafael Fiziev et Michael Chandler, ce dernier obtenu lors de l’événement spécial organisé à la Maison-Blanche. Ce combat était initialement annoncé comme une revanche entre Tsarukyan et Charles Oliveira, avant que l’affiche ne soit finalement modifiée au profit de Ruffy.
La carte complète
| Catégorie | Combattant 1 | Combattant 2 |
|---|---|---|
| Poids mouches (Titre) | Joshua Van (c) | Alexandre Pantoja |
| Poids légers | Arman Tsarukyan | Mauricio Ruffy |
| Poids plumes | Patricio Pitbull | Choi Doo-ho |
| Poids légers | Renato Moicano | Brian Ortega |
| Poids mi-lourds | Alonzo Menifield | Iwo Baraniewski |
| Poids lourds | Gable Steveson | Sean Sharaf |
| Poids coqs | Marlon Vera | Charles Jourdain |
| Poids lourds | Tai Tuivasa | Robelis Despaigne |
| Poids moyens | Edmen Shahbazyan | Brunno Ferreira |
| Poids plumes | Giga Chikadze | Joanderson Brito |
| Poids mouches (F) | Casey O’Neill | Eduarda Moura |
| Poids moyens | Ryan Gandra | Ozzy Diaz |
| Poids plumes | Michael Aswell Jr. | Joo Sang Yoo |
Ce qu’il faut retenir
Entre une revanche pour le titre qui promet de corriger l’injustice statistique du premier affrontement et un choc explosif chez les poids légers, l’UFC 331 s’annonce comme l’un des rendez-vous majeurs de cette fin d’année. Rendez-vous le 19 septembre, dès 23h heure française sur RMC Sport, pour voir si Joshua Van confirme son titre ou si Alexandre Pantoja parvient enfin à laver l’affront de leur premier combat.
Ce pronostic est donné à titre purement informatif et ne constitue pas un conseil de pari. Les paris sportifs comportent des risques : jouez de manière responsable.






